Au temps de la renaissance
Tout le monde a dans son immaginaire collectif européen le temps où pour voyager de Paris à Venise, il fallait aller chez un Lombard pour déposer de l'argent, reçevoir un ticket qu'on allait redéposer à Venise chez un autre Lombard affin d'avoir son argent.
Eh bien aux USA le système banquaire, comme bien d'autres domaines, est à la pointe du progrès des années 1600 (ah j'exagère : les USA n'existaient pas de ce temps où Bach écrivait le Clavier bien tempéré) et ils n'ont plus évolué.
D'abord il faut savoir que l'agence à laquelle je loue mon appartement n'a pas d'adresse électronique. Pas de numéro de compte non plus : il faut lui envoyer un chèque par la poste. Au mieux, je peux demander à la banque d'envoyer un chèque automatiquement chaque mois. Très fiers de cette facilité qu'ils sont, les zamérlokes.
Bien entendu, le symétrique est également vrai : je reçoit mon salaire sous forme d'un morceau de papier dans ma boite aux lettres (dont une photocopie noir et blanc devrait suffire pour dupliquer). Je dois faire la file dans une banque pour encaisser mon argent qui mettra tout de même 6 jours pour être disponible.
Les français au moins, ils ont honte d'avoir encore des chèques dans leur système, et ils ne les utilisent pas. Mais le problème des USA c'est que Napoléon a laché la Louisianne avant d'avoir remarqué l'absurdité des chèques. Depuis qu'ils n'ont plus d'européens sur leur sol ces pauvres ont du mal à évoluer. D'ailleurs ils ont élu un président de type Napoléon; c'est pas un hasard ;)
Bon. Je m'arrête pour aujourd'hui parce que j'ai l'impresion que si je continuais je sortirais du cadre de la stricte objectivité.